S'il y a un moment que Mathieu anticipait avec fébrilité, c'était la découverte des volcans de l'Indonésie. Après avoir examiné les tours offerts par les agences de voyage (à des fins "d'espionnage"), nous sommes partis en utilisant les transports locaux afin d'organiser notre propre tournée des lieux, comme à l'habitude. Première destination: le volcan Bromo.
Nous sommes arrivés à Cemero Lawang en fin d'après-midi le 12 après plusieurs heures de transport dont les deux dernières à parcourir la petite route en lacets montant en direction du volcan dans une mini-fourgonette. Nous avions à peine complété l'enregistrement à l'auberge que Mathieu
avait déjà enfilé ses espradrilles et était prêt à aller faire un petit tour de reconnaisance des environs. Nous avons profité des quelques heures de clareté restantes afin d'aller parcourir la "mer de sable" entourant le volcan. Nous avons instantanément été impresionné par l'immensité des lieux et particulièrement par l'allure du volcan Bromo avec son cratère fumant. Nous sommes allés au lit tôt afin d'être prêts pour la 2ième partie de notre découverte du volcan et des environs...

embarqué de nouveau dans notre JEEP afin de redescendre l'abrupte route par laquelle nous étions arrivés afin de se rendre à la base du volcan Bromo pour nous permettre de le gravir et d'aller arpenter le haut de son cratère fumant. 
guesthouse semi-louche localisé sur une plantation de café d'où nous avons pu aller relaxer en soirée dans les "hot springs" du coin pour un prix dérisoire. Nous nous sommes encore une fois levés très tôt le matin suivant pour cette fois-ci quitter à 5:00AM à bord d'un minibus. Ce dernier nous a conduit jusqu'à la base de la montagne d'où nous avons débuté notre montée de 3 km vers le tant attendu Ijen Crater (Kawah Ijen). Nous avons été impressionné par la vue sublime du cratère et de son lac bleu laiteux, mais plus particulièrement par le travail incroyablement difficile des hommes de la région qui y collectent le souffre à des fins industrielles.

Ces hommes montent (à une vitesse impressionnante) à pied les trois kilomètres jusqu'au cratère, descendent ensuite dans son intérieur fumant pour piocher le souffre puis reviennent dans l'autre sens avec 100 kg de souffre sur leurs épaules, vêtus de bottes de caoutchouc ou encore même pieds nus, et ce, à deux reprises par jour... tout simplement surhumain ! Mathieu a tenté de prendre un panier rempli sur ses épaules et il a eu mal à l'épaule pendant 2 jours! Un grand respect pour ces hommes exerçant ce travail extrêmement physique et particulièrement dangereux étant donné les vapeurs toxiques émanant du cratère. Nous aurons l'occasion pendant notre visite de suivre leurs pas et de descendre à l'intérieur du cratère afin d'aller
constater les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent. L'image de cette visite demeurera dans nos têtes le restant de nos jours.


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